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4 juin 2026

La Fondation aux côtés de la France qui (se) bat

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La France qui se bat

Le 4 juin marque le lancement d’une vaste campagne nationale portée par Le Mouvement associatif et France générosités autour du thème « La France qui (se) bat », incarné par les associations. En soutenant ce mouvement, la Fondation Daniel et Nina Carasso souhaite affirmer son engagement aux côtés de celles et ceux qui œuvrent sur le terrain, pour l’intérêt général. Dans un contexte de multiples crises, l’accompagnement des associations est plus que jamais au cœur de l’action de la Fondation. 

Avec près de 1,6 million de structures actives en France, le tissu associatif occupe une place centrale dans notre quotidien. De l’association sportive de quartier, aux grands festivals qui rythment la vie culturelle, en passant par les organisations de parents d’élèves qui dynamisent celle des familles, les associations constituent un pilier essentiel de la démocratie. Souvent perçues sous l’angle de l’engagement bénévole, les associations représentent aussi un poids économique significatif : elles concentrent environ 10% de l’emploi privé et totalisent près de 2 millions de salariés.

Au-delà de leur diversité, les associations répondent à un double enjeu majeur. D’une part, elles comblent des besoins collectifs que ni le marché ni les pouvoirs publics ne couvrent entièrement. D’autre part, elles renforcent la participation citoyenne, en offrant à chacun la possibilité de s’engager concrètement à l’échelle de son quartier, de sa ville ou de son territoire.

La France qui se bat

La France qui bat… et qui se bat

Pourtant le secteur associatif tire aujourd’hui la sonnette d’alarme face à la précarisation de sa situation. Entre baisse des subventions publiques — la part des subventions dans le budget des associations a diminué de 41% en 20 ans [1] —, le raccourcissement des périodes de financement et l’augmentation continue des besoins dans un contexte de crises multiples, les associations sont en proie à un effet de « ciseaux » qui les rend particulièrement vulnérables. 

Dès 2025, Le Mouvement associatif alertait sur la situation financière préoccupante du secteur : près d’un tiers des associations employeuses (31 %) disposerait d’une trésorerie inférieure à trois mois, les exposant à des risques immédiats [2]. À ces difficultés s’ajoute un essoufflement de l’engagement bénévole, marqué par des recrutements plus complexes et une fatigue croissante des personnes déjà mobilisées. L’Observatoire des libertés associatives alerte également dans un rapport récent sur les atteintes aux libertés, rencontrées par certaines associations, qui contraignent leur action. 

Mais au-delà des structures elles-mêmes, c’est l’équilibre social qui se trouve menacé. Car la fragilisation du tissu associatif entraîne celle du lien collectif : puissant vecteur du vivre-ensemble, les associations jouent un rôle essentiel dans la cohésion de la société, comme le souligne Benoît Mounier, Directeur général France de la Fondation Daniel et Nina Carasso :  « Nos actions pour des systèmes alimentaires plus durables et pour un art moteur de citoyenneté sont au service d’un engagement plus vaste en faveur du lien social, d’espaces démocratiques et d’un ancrage territorial fort. Et c’est cet engagement que portent les associations. » 

 

Au plus près des besoins du terrain

Dans ce contexte de fragilisation du tissu associatif, la Fondation Daniel et Nina Carasso cherche à adapter ses modes d’action pour répondre plus efficacement aux réalités du terrain et proposer des formes de soutien plus en phase avec les besoins concrets des porteurs de projets. « Nous essayons d’agir à notre échelle, au quotidien, précise Benoît Mounier. Au cœur de notre démarche, une question guide l’action auprès des associations que nous soutenons : comment pouvons-nous vous aider ? ». Cette approche, revendiquée comme humble, vise à accompagner au plus près les porteurs de projets, y compris les initiatives émergentes, parfois moins visibles mais essentielles. 

FDNC-Benoit-Mounier Antoine-Boissonot

«

La mission de la Fondation est de créer les conditions favorables pour que les associations prennent des initiatives et portent des projets qui contribuent à transformer les systèmes alimentaires et promeuvent l’art comme force de citoyenneté. Nous ne « faisons pas » : nous créons les conditions, nous soutenons. 

»

Benoît Mounier

Directeur général

La Fondation a d’ailleurs initié en janvier 2026 une enquête auprès de tous ses partenaires avec une volonté : déplacer le regard en passant d’une approche centrée sur les projets à une attention portée aux structures et aux personnes qui les font vivre. Près d’une centaine de partenaires ont ainsi été interrogés sur plusieurs points clés : la santé globale de leurs structures, leurs relations avec les financeurs publics et privés, les modalités d’accompagnement dont elles bénéficient, mais aussi la santé mentale de leurs dirigeantes et dirigeants. 

Les premiers enseignements mettent en lumière l’importance d’aider les associations à arbitrer, décider et s’adapter dans un environnement incertain, ainsi que la nécessité d’un soutien accru aux responsables associatifs, en première ligne face aux tensions croissantes qui traversent le secteur.

 

Chacun sa route avec CARTAE

C’est dans cette optique que la Fondation a lancé, dès 2025, un dispositif d’accompagnement sur-mesure baptisé CARTAE proposé aux associations déjà soutenues par la Fondation et qui en expriment le besoin. L’ambition : dépasser le seul soutien financier pour intégrer une dimension plus structurelle.

Avec CARTAE, pas de chemins déjà tracés, mais une approche flexible, adaptée aux temporalités et aux profils des structures. Plusieurs voies d’entrées sont possibles : repérage par les équipes de la fondation, appels à manifestation d’intérêt ou sollicitations spontanées de structures en difficulté. Une fois intégrées, les associations peuvent bénéficier d’un accompagnement varié — conseils, ateliers, formations ou mentorat — selon leurs besoins spécifiques.

Marion Desmares

«

Soutenir les associations aujourd’hui, c’est reconnaître qu’elles ne sont pas seulement des opérateurs de projets, mais des parties prenantes essentielles de la société. Leur capacité à agir repose autant sur les moyens qu’on leur donne que sur l’attention qu’on leur porte. 

»

Marion Desmares

Responsable de l’accompagnement

Ce soutien peut prendre la forme d’un accompagnement global, fondé sur un diagnostic approfondi, ou d’interventions plus ciblées en réponse à une problématique précise ou à une situation d’urgence. « Derrière des besoins différents, nous observons souvent une nécessité commune : disposer d’un espace pour prendre du recul, consolider l’organisation et soutenir les équipes dans la durée » explique Marion Desmares, Responsable de l’accompagnement.

Au cœur de la démarche, une ligne directrice : privilégier l’écoute, éviter toute ingérence et respecter les choix des organisations accompagnées. Entre souplesse et co-construction, la fondation entend ainsi proposer un cadre d’intervention ajusté aux enjeux complexes du secteur.

Crédits vidéo et photos : © La France qui se bat ; Benoit Mounier © Antoine Boissonot ; Marion Desmares © Stefano Borghi.

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