IPES-Food / GAFF : LES IMPACTS DES SYSTEMES ALIMENTAIRES SUR LA SANTE HUMAINE

12 Octobre 2017

Commandité par la Global Alliance for the Future of Food (GAFF) dont la Fondation Daniel et Nina Carasso est membre, le nouveau rapport d’IPES-Food analyse en profondeur, et de manière inédite, les liens entre la santé humaine et l’ensemble du fonctionnement des systèmes alimentaires.

Afin d’élargir le débat au-delà du cadre des régimes alimentaires et nutritionnels, les experts d’IPES-Food proposent une lecture systémique des liens entre santé et alimentation, y compris liés à la santé mentale.
Cinq causes principales sont étudiées :
1/ les conditions de travail insalubres ;
2/ l’exposition aux contaminants présents dans l’eau, les sols et l’air ;
3/ la consommation d’aliments insalubres ou contaminés;
4/ les régimes alimentaires néfastes ; et
5/ la précarité alimentaire les obstacles pour accéder à une alimentation adéquate

Pour chacune de ces causes, les auteurs proposent une analyse du type de données scientifiques disponibles, de leur qualité et de leur complétude, et formulent des recommandations concrètes en matière de recherche et d’action publique.

 

Ces recommandations se déclinent autour de 5 thèmes :

  • Promouvoir une approche systémique de l’alimentation ;
  • Renforcer l’intégrité de la recherche et la place de la recherche comme bien public ;
  • Mettre en lumière les alternatives ;
  • Adopter et mettre effectivement en œuvre le principe de précaution ;
  • Mettre en place des politiques alimentaires intégrées dans le cadre d’une gouvernance participative.

 

 

 

 

Le rapport analyse également en profondeur les coûts des impacts connus pour les sociétés humaines, les dynamiques rétroactives liées au climat et à la précarité en lien avec la santé humaine.

Parmi les messages clefs issus du rapport, il est à souligner que :

  • Nos systèmes alimentaires affectent de plus en plus la santé par des biais multiples et interdépendants, entrainant ainsi des coûts humains et économiques très importants ;
  • La réforme des systèmes alimentaires est une urgence pour protéger la santé humaine ;
  • Les impacts des systèmes alimentaires sur la santé sont interdépendants, complexes et s’auto-renforcent, mais nous disposons de suffisamment de données pour agir ;
  • Le manque de poids politique et de visibilité des populations les plus touchés biaise les études et créé des angles morts dans la collecte des données ;
  • Le pouvoir –d’être visible, de poser les termes du débat, d’influencer les cadres législatifs et réglementaires- est au cœur des liens entre alimentation et santé, et de la perpétuation des inégalités qui en découlent ;
  • Des changements urgents doivent être opérés pour modifier la manière dont les connaissances sont générées et transmises, dont les analyses sont construites et dont les priorités sont fixées ;
  • La collecte de données doit se poursuivre, mais une nouvelle approche participative est nécessaire pour les interpréter dans toute leur complexité et les traduire en actions ;
  • La construction de systèmes alimentaires plus sains requiert des modes de gestion des risques et de gouvernance plus démocratiques et plus intégrés

 

Le rapport complet (en anglais) peut être téléchargé librement en cliquant ici.

Retrouvez, en anglais également, le résumé exécutif du rapport et les questions & réponses expliquant les choix méthodologiques.