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Alimentation durable

9 septembre 2026

Des solutions concrètes pour installer une nouvelle génération d’agriculteurs

Alimentation durable
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Ferme de la Coume. Mathilde Kaerjouan, 30 ans, en compagnonnage auorès de la maraichère Floriane Carport © Caroline Peyronel

D’ici quelques années, la moitié des agriculteurs français partiront à la retraite. Pourtant, le rythme des nouvelles installations reste insuffisant pour assurer la relève : près de 21 000 installations seraient nécessaires chaque année, contre environ 13 000 aujourd’hui. Alors que la loi d’orientation agricole (LOA) adoptée en février 2025 entend faciliter les parcours d’installation et de transmission, de nombreux candidats, notamment ceux qui ne sont pas issus du milieu agricole, recherchent encore un accompagnement adapté. Sur le terrain, des initiatives soutenues par la Fondation Daniel et Nina Carasso expérimentent d’autres façons d’accompagner ces nouveaux profils, tout en faisant de leur installation un levier de transition agroécologique.

« J’avais passé un brevet professionnel, mais je trouvais que ce n’était pas suffisant. C’était trop théorique. J’avais besoin de voir plusieurs façons de faire, de s’installer, seul, en collectif, dans des fermes différentes… J’avais surtout besoin de me sentir plus légitime et plus compétent avant de me lancer. »

Après une première carrière dans l’aménagement du territoire, Félix se prépare aujourd’hui à devenir paysan boulanger. Comme lui, les candidats à l’installation sont de plus en plus nombreux à ne pas être du sérail. On leur a d’ailleurs attribué un acronyme : les « NIMA », pour Non Issus du Milieu Agricole. Ils arrivent avec d’autres parcours, d’autres compétences, d’autres projets. 

Leur arrivée représente une réponse à un enjeu démographique. Entre 2010 et 2020, la France a perdu près d’un agriculteur sur cinq*. Et d’ici quelques années, une grande partie de ceux qui sont encore en activité partiront à la retraite, sans repreneur ou possibilité de transmission familiale. Faute de reprise, leurs fermes risquent d’être absorbées par des exploitations voisines pour contribuer à leur agrandissement. Accompagner l’installation de nouveaux agriculteurs, c’est donc aussi faire le choix de favoriser le maintien d’une diversité d’exploitations de taille plus réduite.

Mais ces nouvelles vocations constituent aussi une opportunité de faire évoluer les modèles agricoles. Une part importante de ces “paysans nouvelle génération” portent des projets tournés vers le maraîchage, l’élevage diversifié ou la transformation fermière inspirés par l’agroécologie et les circuits courts. « L’idée reçue est que la souveraineté alimentaire ne peut reposer que sur de grandes exploitations. Or il existe toute une masse invisible de fermes au modèle vertueux qui fonctionnent et devraient être mieux soutenues », abonde l’équipe de l’association SOL.

*Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, Agreste, Recensement agricole 2020 (2021) 

Ferme de l''Envol (Crédits Les Champs des Possibles)

À la Ferme de l’Envol (Essonne), maraîchage, élevage et transformation fermière dessinent un modèle agricole à taille humaine, fondé sur l’agroécologie, la diversité et les circuits courts.

Encore faut-il que les parcours d’installation permettent à ces nouveaux candidats de trouver leur place et de consolider leur projet. Le parcours encadré par l’État ne répond pas toujours à la diversité des situations, notamment à celles des personnes non issues du milieu agricole (NIMA). Certains peinent à trouver un accompagnement adapté, d’autres se tournent vers des solutions complémentaires ou renoncent au parcours national, notamment lorsqu’ils ne sont pas éligibles à la la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) ou jugent les démarches trop lourdes.

La loi d’orientation agricole (LOA), adoptée en février 2025, entend faire évoluer cet accompagnement avec la création de France Services Agriculture et d’un parcours « émergence ». Des avancées qui devraient mieux prendre en compte la diversité des candidats, mais qui laissent encore des besoins à couvrir.

C’est précisément dans ces interstices que s’inscrivent les initiatives associatives soutenues par la Fondation Daniel et Nina Carasso : compagnonnage paysan, espaces-test agricoles, accompagnement des collectifs ou plateformes territoriales. Autant de solutions complémentaires pour faciliter l’installation et favoriser une agriculture plus locale, agroécologique et résiliente.

 

Le compagnonnage paysan pour apprendre le métier aux côtés d’un agriculteur expérimenté

Annette pensait connaître le monde agricole. Ingénieure agronome, elle avait déjà des connaissances techniques lorsqu’elle a décidé de se reconvertir dans le maraîchage biologique. Mais comment savoir si un projet est réellement fait pour soi tant qu’on ne l’a pas éprouvé ? « J’avais besoin de me former de manière pratique au métier de maraîchère. Les temps aux champs, complétés par les échanges avec mon maître de stage, m’ont permis d’avancer autant sur le plan des cultures que sur le prévisionnel financier ou les investissements. Aujourd’hui, j’ai trouvé une parcelle et je prépare mon installation. »

Cette confrontation au réel est le principe directeur du compagnonnage paysan, un dispositif co-porté par SOL et le réseau des ADEAR, en collaboration avec des fermes tutrices. Pendant deux mois et demi, les futurs installés partagent le quotidien d’une ou plusieurs fermes et ce faisant, ils apprennent les gestes, prennent part aux décisions, interrogent les choix techniques et économiques – tout en continuant à construire leur propre projet avec leur tuteur ou leur tutrice.

Pour Salomé Le Bourligu, responsable du plaidoyer installation/renouvellement agricole chez SOL, cette immersion répond à une problématique constamment rencontrée par les porteurs de projet. « Beaucoup de personnes suivent différents dispositifs mais manquent de concret. Le compagnonnage est né de cette idée d’articuler la formation pratique et l’accompagnement dans le temps long. »

Les journées ne se résument d’ailleurs pas aux travaux agricoles. Chaque semaine, un temps est réservé aux échanges avec le tuteur : plan de cultures, investissements, organisation du travail, installation en collectif… « Pour faire tourner une ferme, il faut être bon sur le terrain… mais aussi au bureau. Et ça, souvent, on ne le montre pas aux stagiaires », observe Hugues, Éleveur dans le Gers. Devenu tuteur, il en connaît l’utilité : « J’ai eu énormément d’aide pour mon installation. Aujourd’hui, j’ai envie de la rendre. »

À force d’échanges et d’expériences, le projet des futurs installés continue de prendre forme. Après son brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole, ou BPREA – passage obligé des candidats à l’installation souhaitant demander les aides à l’installation  –, Félix avait encore le sentiment qu’il lui manquait l’essentiel. « Je voulais voir plusieurs façons de faire. Le compagnonnage répondait exactement à ce que je cherchais. J’avais besoin de rencontrer des personnes différentes pour me sentir plus légitime et plus compétent. ». Accéder à des savoir-faire, c’est aussi accéder à un réseau professionnel et à une place dans un territoire.

Ferme des Arbolets - Audrey Boussaoud et Benjamin Benquet © Caroline Peyronel

Ferme du Raguet - Romain Florent et Cindy © Caroline Peyronel

Ferme de la Coume © Caroline Peyronel

Aux fermes des Arbolèts, du Raguet et de la Coume, le compagnonnage permet aux futurs agriculteurs de se confronter au réel, d’acquérir des savoir-faire et de construire leur projet aux côtés de paysans expérimentés.

Cette montée en confiance profite aussi aux fermes qui accueillent les stagiaires SOL. Benjamin et Philippine, maraîchers au Collectif fermier des Arbolèts, racontent que chaque accueil de stagiaire les pousse à revisiter leurs propres pratiques. « Ça nous interroge sur notre façon de transmettre », résume Benjamin. Philippine y voit une forme de continuité : « Nous avons eu la chance d’être bien formés lorsque nous nous sommes installés. Aujourd’hui, ça fait plaisir de pouvoir rendre la pareille. »

Même écho du côté de Basile, dont la ferme accueille régulièrement de futurs agriculteurs. « Le compagnonnage paysan était très intéressant pour nous parce que cela nous tient à cœur de partager l’agriculture bio et paysanne. », explique-t-il. « Quand nous avons cherché de nouveaux associés, nous voulions des personnes qui avaient déjà de l’expérience. Mais si l’on veut que des paysans arrivent avec de l’expérience, il faut bien leur donner l’occasion d’en acquérir. L’agriculture paysanne est exigeante. Il n’y a pas beaucoup d’endroits pour l’apprendre. »

Au fil des compagnonnages, une autre réalité est apparue aux équipes de SOL. Les femmes, aujourd’hui majoritaires parmi les personnes accompagnées, sont confrontées à des difficultés spécifiques. Souvent engagées dans des projets agroécologiques sur de petites surfaces, elles peinent davantage à accéder aux financements – « A la banque, on leur demande souvent où est leur mari », glisse Salomé Le Bourligu – et se heurtent plus fréquemment à un sentiment de manque de légitimité.

C’est pour répondre à ces besoins qu’un accompagnement dédié aux futures paysannes s’est progressivement construit, afin de lever ces freins invisibles. « La question de la légitimité, de la confiance en soi, et le fait d’accéder à des fermes gérées par des paysannes sont essentiels. Ce sont des modèles que l’on voit encore très peu dans les parcours classiques d’installation. C’est une vraie plus-value du compagnonnage », souligne Ariane Vivien, coordinatrice des programmes installation chez SOL. 

Les résultats du dispositif confirment son impact et sa pertinence : 60 % des bénéficiaires des dernières promotions sont aujourd’hui en cours d’installation.

 

Tester son projet d’installation en conditions réelles avec les espaces-test agricoles

Pour les futurs installés, une autre question est tout aussi décisive : leur projet tiendra-t-il la route ? Pour le vérifier, certains choisissent de passer par un espace-test agricole, une étape qui permet d’expérimenter son activité pendant 1 à 3 ans – 2 ans en moyenne – avant de s’installer définitivement. « C’est un peu la répétition générale, mais avec un filet. Tu testes ton activité et tu peux décider de ne pas continuer. Et si tu arrêtes, tu n’es pas endetté. », résume un testeur du Reneta, le Réseau National des Espaces-Test Agricoles.

Les porteurs de projet développent leur activité sur une ferme partenaire ou un lieu-test dédié, avec un statut juridique, du foncier, du matériel et un accompagnement qui leur permettent de produire, vendre et gérer leur exploitation dans des conditions proches de l’installation.

« Certains veulent vérifier que le métier leur plaît, d’autres tester la faisabilité économique de leur projet, savoir s’il est adapté au territoire, s’ils seront capables de tenir physiquement ou si cette activité est compatible avec leur vie familiale », explique Jean-Baptiste Cavalier, Coordinateur national du Reneta. « Notre rôle est de leur permettre de tester tout ce qu’ils ont besoin de tester. »

L'Envol (Crédits Les Champs des Possibles)

L'Essor Maraicher, dans le Tarn (Crédits Reneta)

L'Essor Maraicher (Crédits Reneta)

Dans les espaces-test agricole Les Champs des possibles (Essonne) et l’Essor maraicher (Tarn), les futurs agriculteurs expérimentent leur projet en conditions réelles, le temps de produire, vendre et apprendre avant de franchir le pas de l’installation.

L’enjeu est donc d’éprouver un projet d’installation, dans toutes ses dimensions – choisir ses itinéraires techniques, trouver ses fournisseurs, développer une clientèle, organiser son temps de travail, affronter les imprévus d’une saison agricole. « C’est une expérimentation grandeur nature », confirme Mélanie Castelle, Accompagnatrice au sein de l’espace-test Les Champs des Possibles, l’un des plus anciens d’Île-de-France. « La personne est dans une posture d’entrepreneur mais les aspects administratifs ou comptables sont mutualisés. Et le test est réversible. »

Les espaces-test permettent une progressivité dans l’installation, un temps long indispensable pour asseoir son projet dans de bonnes conditions. D’autant que 94 % des personnes accueillies dans les espaces-test sont là aussi issues d’une reconversion ou ne viennent pas du monde agricole. « Pour les NIMA, acquérir progressivement les compétences et les moyens de production est beaucoup plus réaliste. Il faut prendre le temps de mesurer ce que demande réellement le métier », souligne Jean-Baptiste Cavalier. Résultat : près de deux tiers des testeurs s’installent à l’issue de leur parcours, le tiers restant se partageant entre une orientation vers le salariat agricole ou le renoncement au projet. 

Au-delà de l’expérimentation, les espaces-test constituent également une porte d’entrée vers un territoire. Beaucoup se déroulent sur des fermes où une installation pourrait ensuite être envisagée, ou dans des lieux collectifs qui permettent d’expérimenter le travail en commun avant, parfois, de s’associer. 

 

S’ancrer dans un territoire grâce aux coopérations locales

Une majorité de candidats à l’installation portent des projets en agriculture biologique, en circuits courts ou en agroécologie, mais arrivent sans réseau professionnel, souvent sans foncier, et avec des parcours très éloignés du monde agricole. « Pendant longtemps, ces personnes n’étaient pas considérées comme des candidats légitimes. Or elles constituent aujourd’hui le principal vivier de futurs agriculteurs », observe Felix Tuchais, Coordinateur installation, transmission, agroécologie et plaidoyer au réseau CIVAM (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural), une structure qui accompagne chaque année 1500 porteurs de projet. 

Pour les CIVAM, les réponses aux défis agricoles doivent s’enraciner dans les échanges entre pairs, les projets collectifs et l’ancrage dans un territoire. « L’ADN des CIVAM, c’est l’accompagnement  en collectif », résume le coordinateur. Selon les régions, cela peut prendre différentes formes : groupes d’échange entre porteurs de projet, « cafés » dédiés à l’installation, accompagnement de collectifs agricoles, espaces-test… ou encore la mise à disposition de la plateforme Passerelles Paysannes, co-créée avec d’autres acteurs tels que SOL et le Reneta, qui oriente les futurs agriculteurs vers les structures et dispositifs les plus adaptés à leur projet. 

Car accompagner une installation ne consiste pas seulement à travailler un modèle économique. « C’est aussi un projet de vie. Au-delà des subventions et de la formation technique, l’accompagnement humain doit être fort. » Une approche qui conduit les CIVAM à intervenir en amont de l’installation, mais aussi après, lorsque surgissent les premières difficultés. Des groupes d’échanges entre accompagnateurs ont ainsi été créés pour partager les expériences et mieux soutenir les nouveaux installés.

Pays'en Graines, espace-test de Dordogne (Crédits Reneta)

À Pays’en Graine – Espace-Test Agricole de Dordogne, l’accompagnement passe par le collectif : échanges entre porteurs de projet, mise en réseau et ancrage local permettent aux futurs agriculteurs de construire leur installation au plus près des réalités du territoire.

Un autre enjeu anime également le réseau CIVAM, en miroir de l’installation. Celui de la transmission. Les paysans qui souhaitent céder leur ferme anticipent souvent trop tard leur départ, bien qu’ils souhaitent transmettre, au risque de voir leur ferme être cédée à l’agrandissement d’une autre. C’est pourquoi plusieurs CIVAM organisent des rencontres entre agriculteurs, des actions de sensibilisation et travaillent avec les collectivités pour engager le dialogue avec les cédants. Quitte à adapter les fermes aux projets des futurs installés s’ils sont différents. « On est en train de réfléchir à une formation « Parler de transmission entre pairs » afin de donner des outils aux agriculteurs pour parler de  ce sujet complexe à aborder, y compris entre agriculteurs », complète Félix Tuchais.

Pour les CIVAM, une installation durable ne repose pas seulement sur la viabilité économique d’une ferme, mais aussi sur sa « vivabilité », autrement dit sa capacité à s’inscrire dans un territoire, à créer des liens et à faire vivre collectivement une agriculture résolument agroécologique.

 

Inscrire ces accompagnements dans la durée

Qu’il s’agisse du compagnonnage paysan, des espaces-test agricoles ou des réseaux d’accompagnement territoriaux, tous contribuent à sécuriser les parcours d’installation tout en accompagnant l’émergence d’une agriculture plus locale, plus durable et ancrée dans les territoires. Les résultats témoignent de leur impact. Après un compagnonnage, 88% des participants déclarent se sentir mieux préparés à l’installation. Dans les espaces-test agricoles, 62% des testeurs s’installent à l’issue de leur parcours.

Pourtant, tous ces acteurs partagent le constat d’un même paradoxe. Alors que ces dispositifs ont fait leurs preuves sur le terrain, ils demeurent insuffisamment connus des porteurs de projet comme des professionnels qui les orientent dans les Chambres d’agriculture. Leur développement reste fragile et repose sur des financements externes ou le soutien de fondations comme la Fondation Daniel et Nina Carasso. « Beaucoup de personnes pourraient être intéressées par les espaces-test, mais ne les connaissent pas », regrette ainsi le Reneta. Du côté de SOL, l’association souligne que le compagnonnage n’est toujours pas reconnu dans les parcours officiels de formation et d’installation, ce qui limite son déploiement et prive parfois les bénéficiaires d’une solution adaptée à leur profil.

Dans ce contexte, plusieurs réseaux souhaitent aujourd’hui que ces initiatives soient mieux articulées avec les politiques publiques. La création du futur guichet unique France Services Agriculture pourrait constituer une étape décisive, à condition que ces dispositifs alternatifs y trouvent pleinement leur place.

Car renouveler le vivier des agriculteurs ne consiste pas seulement à financer des installations. C’est aussi donner à ceux qui choisissent ce métier le temps d’apprendre, d’expérimenter, de questionner, de rencontrer d’autres agriculteurs et de construire un projet pérenne. Alors que les personnes non issues du milieu agricole constituent le principal vivier de futurs agriculteurs, ces accompagnements ne sont plus de simples dispositifs complémentaires. Ils deviennent l’un des leviers du renouvellement des générations et de la transition agroécologique.

Qui sont les futurs agriculteurs ?

L’âge moyen des porteurs et porteuses de projets accompagnés par les CIVAM.

37

ans

Le pourcentage de femmes parmi les porteurs de projets.

52

%

Le pourcentage de personnes non issues du milieu agricole (NIMA).

84

%

Celles et ceux qui envisagent une labellisation Bio ou Nature & Progrès.

80

%

Celles et ceux qui envisagent de commercialiser en circuits courts.

67

%

Celles et ceux qui souhaitent s’installer en collectif.

27

%

Celles et ceux qui envisagent de développer une production ou activité secondaire.

40

%

Source : Observatoire des accompagnements à l’installation et la transmission – CIVAM 2025. Étude menée sur 285 porteurs et porteuses de projets et 65 transmetteur·ices accompagné·es par les CIVAM.

Crédits photos : © Caroline Peyronel ; © Les Champs des Possibles ; © Reneta

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